Vous envisagez de chauffer votre logement avec une solution plus écologique et plus économique ? Pourquoi ne pas opter pour le poêle à accumulation ?

Ce type de poêle à bois est la solution idéale pour celles et ceux qui désirent chauffer une surface importante sans utiliser de gaz ou d’électricité. Découvrons ensemble le fonctionnement, les caractéristiques et les subtilités du poêle à accumulation.

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Ce ne sont pas forcément les MEILLEURS (je donne ma sélection toujours un peu plus bas dans les articles), mais ils sont en promotion. Donc si vous cherchez une bonne affaire, voici de quoi en trouver !

Qu’est-ce qu’un poêle à accumulation ?

Tout le monde voit à peu près ce qu’est un poêle à bois. On peut le voir comme une forme de cheminée sur pieds.

Le poêle à accumulation, également appelée poêle de masse ou poêle à inertie, fonctionne lui aussi avec du bois sous forme de bûches ou de granulés. Cependant, on parle « d’accumulation », car ce type de poêle à bois est justement conçu pour accumuler un maximum de chaleur, c’est-à-dire pour optimiser la chaleur produite par le feu.

Une fois la chaleur bien accumulée, elle est alors restituée dans le logement. Le poêle à accumulation diffère donc d’un appareil classique par ses performances et son rendement qui sont nettement supérieurs.

De ce fait, le poêle à accumulation de chaleur est nettement plus approprié comme chauffage principal qu’un poêle à bois classique plus utile comme chauffage d’appoint.

Les différents éléments d’un poêle à accumulation

Par rapport à un poêle à bois classique, le poêle à accumulation contient un ou deux éléments supplémentaires selon les modèles.

Les deux types de poêles ont en commun un foyer qui est l’endroit où est allumé le feu et qui est en quelque sorte le cœur du poêle. Sous le foyer on retrouve généralement un cendrier dans lequel se déverse une grande partie des cendres générée lors de la combustion du bois. Ce cendrier est le plus souvent accessible à l’aide d’un tiroir qui permet à l’utilisateur de le vider facilement et rapidement.

Dans un poêle classique, le haut du foyer est constitué d’un trou qui est raccordé au conduit. Ce dernier sert à évacuer, vers l’extérieur du logement, les fumées issues de la combustion. Le conduit d’évacuation doit donc ressortir dehors, généralement par le toit.

En plus de ces éléments communs à tous les poêles à bois, le poêle à accumulation peut contenir une seconde chambre, souvent appelée chambre de double combustion ou chambre postcombustion. Elle accueille les gaz (fumées) issus de la combustion qui, dans un poêle classique, serait simplement évacués par le conduit.

Le but de cette chambre postcombustion est de faire grimper encore plus la température des gaz afin de récupérer un maximum de la chaleur contenue dans ces fumées. Toutefois, tous les poêles à accumulation ne possèdent pas forcément cette seconde chambre.

Par contre, un poêle à accumulation contient obligatoirement un accumulateur également appelé masse puisqu’il constitue la partie la plus importante du poids du poêle. Cet accumulateur sert à emmagasiner la chaleur, mais aussi comme premier conduit pour les fumées, avant que ces dernières ne soit évacuée par le conduit d’où elles ressortent nettement moins chaudes qu’avec une poêle à bois classique.

Traditionnellement, les poêles à accumulation étaient particulièrement imposants, fabriqués dans des matériaux comme la fonte, la brique, la chamotte ou la pierre, qui ont de bonnes caractéristiques pour capter et stoker la chaleur. L’extérieur était parfois recouvert de céramique.

On trouve encore quelques poêles à bois de ce genre, mais les poêles à accumulation sont désormais moins encombrants. L’intérieur du poêle est généralement fabriqué en brique réfractaire, en argile réfractaire ou en vermiculite, tandis que l’extérieure est le plus souvent en acier.

Comment fonctionne un poêle à accumulation ?

Maintenant que nous avons vu de quoi est composé le poêle à accumulation, nous pouvons nous intéresser à son fonctionnement.

Le principe du poêle à accumulation est de créer une combustion rapide et intense pendant 2 à 3 heures. Ainsi, durant ces quelques heures, ce type de poêle consomme entre 8 et 25kg de bois par heure, là où un modèle classique consomme plutôt entre 1 et 4kg de bois par heure.

Autrement dit, tout le bois est consommé en une seule flambée contrairement à un poêle à bois classique qu’il faut ravitailler de temps en temps. L’intérêt est d’obtenir une température très élevée et de récupérer un maximum de chaleur, notamment celle présente dans les fumées.

On estime que les gaz représentent environ 60% de l’énergie présente dans le bois, d’où l’importance de récupérer leur chaleur.

Dans un premier temps, une importante quantité de bûches ou de granulés va se consumer dans le foyer. Les fumées issues de cette combustion vont se diriger vers la chambre postcombustion où la chaleur va continuer de grimper, puis dans l’accumulateur.

Pour certains poêles à accumulation, les fumées se dirigent directement vers l’accumulateur depuis le foyer. À ce moment, l’accumulateur va capter le reste de chaleur présente dans les fumées qui pourront alors être évacuées par le conduit.

La chaleur ainsi cumulée par le poêle va alors être distribuée, principalement par rayonnement et un peu par convection, dans le logement. Cette diffusion s’opère continuellement pendant 12 à 24 heures en fonction des modèles, tandis que le feu est éteint.

Le poêle à bois par accumulation propose donc une meilleure inertie et un rendement supérieur. Ce rendement dépasse généralement les 80%, ce qui signifie qu’il transforme au moins 80% de l’énergie utilisée en chaleur.

À ce titre, le poêle à accumulation est souvent utilisé comme chauffage principal. Ainsi, il peut chauffer plusieurs pièces d’un même logement, voire un logement entier si celui-ci est petit. 

Plusieurs types de poêle à accumulation

Plusieurs types de poêles à accumulation coexistent sur le marché. La première distinction s’opère entre les poêles artisanaux et ceux qui sont produits de manière plus industrielle.

En optant pour un poêle à accumulation artisanal, vous aurez la possibilité de le personnaliser et de faire en sorte qu’il soit parfaitement adapté à l’aménagement de votre logement. Par contre, le prix est logiquement plus élevé.

Ce type de poêle est maçonné et le foyer est généralement fabriqué en briques réfractaires, tandis que l’accumulateur est en briques semi-réfractaires, et l’extérieur peut être en briques, ou couvert d’un parement en céramique d’un autre matériau.

Le poêle à accumulation vendu dans les commerces possède un foyer en vermiculite ou argile réfractaire, idem pour l’accumulateur. L’extérieur est souvent en acier, mais on trouve également des modèles en pierre ou en béton.

Certains poêles à accumulation sont conçus pour pouvoir être utilisés comme four à pain ou pour cuir d’autres aliments.

On distingue également certains modèles de poêles en fonction de leur style et du pays donc chacun est originaire traditionnellement : poêle à accumulation germanique, kakelugn sudéois, poêle à accumulation finlandais…

De même, il existe des poêles à accumulation pouvant être utilisés comme chaudière, et d’autres comme cuisinière.

Avantages et inconvénients du poêle à accumulation

Avantages du poêle à accumulation

  • Rendement supérieur à 80%
  • Excellente inertie
  • Stockage de la chaleur et diffusion progressive tout au long de la journée
  • Véritable chauffage principal
  • Système de chauffage écologique et économique
  • Chaleur douce
  • Choix de modèles personnalisables
  • Entretien assez facile

Inconvénients du poêle à accumulation

  • Chauffe lentement le logement
  • Lourds et encombrant, surtout pour les poêles artisanaux sur mesure
  • Convient surtout pour une installation au rez-de-chaussée
  • Nécessitée de stocker le bois
  • Nécessite un bois qui ne soit pas trop humide (20% max), car il dégagerait trop de fumée, mais qui ne doit pas non plus être parfaitement sec, car il brûlerait trop rapidement
  • Prix relativement élevé (au moins 4000€), auquel s’ajoute le coût d’installation qui peut aller de 500€ à plus de 1000€

Comment choisir un poêle à bois ?

Afin de choisir un poêle à accumulation, commencez par définir le type de poêle entre un modèle vendu dans le commerce ou un poêle à accumulation artisanal. Choisissez également le style et notamment si vous désirez un poêle particulier comme le kakelugn sudéois ou le kachelofen.

Mais le choix d’un poêle à accumulation repose aussi sur d’autres critères :

  • Dimensions et poids
  • Forme et design
  • Les matériaux
  • Volume du foyer
  • Le volume de chauffe
  • Rendement
  • Temps de chauffe
  • Performance de l’accumulateur et temps de redistribution de la chaleur dans le logement
  • Puissance
  • Poêle répondant à la norme EN 15250
  • Autres normes et qualifications : EN 15544, EN 13384, Qualibois
  • Taux d’émission de gaz à effet de serre
  • Prix

Le poêle à accumulation peut-il servir de chauffage principal ?

Généralement, le poêle est plutôt considéré comme un chauffage d’appoint. Seulement, si cette affirmation est vraie pour la plupart des appareils, on peut réellement considérer le poêle à accumulation comme un chauffage principal.

En effet, sa particularité est justement d’accumuler la chaleur pour ensuite pouvoir la redistribuer dans le logement sur une période de 12 à 24 heures. Grâce à son rendement très élevé et à sa très bonne inertie, le poêle à accumulation est donc capable de chauffer intégralement une pièce et même un logement.

Naturellement, tout dépend de la superficie du logement. Pour un grand logement, le poêle devra être complété par un autre système de chauffage. Mais dans tous les cas, vous réaliserez d’importantes économies grâce aux compétences du poêle à accumulation.

Les meilleures marques de poêle à accumulation

Plusieurs marques sont présentes sur le marché des poêles à accumulation. Voici quelques-unes d’entre elles parmi les plus intéressantes : Brunner, MCZ, Nordiflam, Scanfire, Panadero, Charnwood, CMG, Poujoulat, De Manincor, MoretteDesign, Jotul, Skantherm, Turbo fone, Spartherm, Termatch, Exoflam, Godin, Klarstein.

Comparaison du poêle à accumulation avec les autres types de poêles

Le poêle à accumulation entre dans la catégorie des poêles à bois. Comme nous l’avons vu précédemment, par rapport aux modèles classiques de poêles à bois, le modèle à accumulation permet de profiter d’un meilleur rendement, d’une meilleure inertie, et d’un feu très intense pendant 2 à 3 heures pour ensuite bénéficier d’une chaleur tout au long de la journée.

Au final, le poêle à accumulation peut être utilisé comme chauffage principal, là où un modèle classique servira davantage comme chauffage d’appoint.

Mais on trouve également d’autres types de poêles autres que ceux au bois :

  • Le poêle au gaz : très bon rendement, mais moins économe et moins écologique
  • Le poêle électrique : simplicité d’utilisation, propre, mais rendement plus faible, chaleur moins agréable et moins puissant
  • Le poêle au fioul : bon rendement, mais très polluant et salissant
  • Poêle à éthanol : propre et sans conduit, mais coût de consommation élevé

FAQ

Quel est l’entretien d’un poêle à accumulation ?

Fonctionnant avec du bois, le poêle à accumulation noircit forcément les parois intérieures du poêle. Toutefois, les fumées étant mieux consumées, l’entretien reste minime. Le faible niveau d’entretien que nécessite un poêle à accumulation est justement l’un de ses points forts.

Ainsi, il suffit de retirer de temps en temps les braises pour éviter qu’elles s’accumulent. Il suffit le plus souvent de retirer et de vider le cendrier. Vous pouvez également nettoyer les parois du foyer afin qu’elles retrouvent leur couleur d’origine.

Quel est le prix d’un chauffage à accumulation ?

Difficile d’évoquer un prix moyen pour le poêle à accumulation, tant il varie en fonction des modèles et des caractéristiques de chaque poêle.

Pour vous donner un ordre d’idée, la fourchette de prix d’un poêle à accumulation oscille généralement de 4000€ à plus de 15000. Naturellement, un poêle traditionnel coûte plus cher qu’un modèle produit de faon plus industriel.

Notez qu’à ce prix d’achat il faut ajouter le coût d’installation, car un tel poêle nécessite de passer par un professionnel, à moins d’avoir de bonnes compétences dans le domaine. Comptez au moins 500 pour l’installation d’un poêle à accumulation, mais ce tarif peut rapidement grimper jusqu’à plus de 1000si des travaux plus importants sont nécessaires.

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