Si vous comptez installer une VMC dans votre salle de bain, à travers cet article vous avez accès à un guide détaillé et complet sur son fonctionnement, ses caractéristiques, ses avantages et inconvénients et son prix.

Servant à renouveler l’air d’un logement, la VMC permettant notamment de réguler le taux d’humidité pour qu’il ne soit pas trop élevé. La salle de bain étant une pièce particulièrement humide, il est judicieux d’y installer une bouche d’extraction raccordée à la VMC.

Les risques d’un air trop humide

Dans une habitation, la qualité de l’air est primordiale. Elle repose sur deux facteurs : la pureté de l’air et son taux d’humidité.

L’objectif est de maintenir un air ni trop ni trop humide et qui est le plus propre possible. La ventilation mécanique contrôlée a justement pour mission de gérer ces deux aspects de l’air intérieur d’une maison en veillant à le renouveler suffisamment. En effet, en remplaçant régulièrement l’air intérieur par un apport d’air extérieur, la VMC joue le rôle d’un courant d’air qu’on obtient en ouvrant plusieurs fenêtres, mais sans les inconvénients de cette ventilation passive.

La VMC va aspirer l’air intérieur et toutes les pollutions et odeurs qu’il contient. Toutefois, concernant la salle de bain et certaines autres pièces comme la cuisine et les toilettes, la VMC sert aussi à réduire le taux d’humidité de l’air.

Un taux d’humidité trop élevé a plusieurs inconvénients. Premièrement, l’humidité favorise la moisissure et la déformation de certaines matières. Des taches risquent alors d’apparaître sur les murs et le plafond de la salle de bain. À terme, l’humidité va fragiliser les éléments atteints pas les moisissures. Elle génère aussi une odeur reconnaissable.

L’humidité présente aussi un risque pour la santé. Elle favorise des pathologies comme l’asthme, la bronchite et la rhinite. Un air trop sec entraine quant à lui un assèchement des muqueuses, un dessèchement cutané, de l’eczéma et des maux de tête.

La différence entre VMC et ventilation passive

Par ventilation passive on entend tout simplement le fait d’ouvrir les fenêtres pour que l’air circule au sein du logement et qu’il y ait un échange entre l’air extérieur et l’air intérieur. Cette ventilation passive est efficace pour renouveler l’air et ainsi évacuer la pollution, les odeurs et maintenir un taux d’humidité convenable.

Cependant, cette technique a ses limites. Plus précisément, elle n’est pas applicable tout au long de l’année. En hiver, laisser les fenêtres ouvertes est un véritable gouffre à énergie, puisque les radiateurs doivent fonctionner plus longtemps et plus intensément pour maintenir une température agréable au sein du logement. Cette surconsommation se répercute forcément sur la facture d’énergie, surtout dans la salle de bain où l’on apprécie qu’il y fasse bon lorsqu’on prend notre douche.

En été, quand il fait particulièrement chaud dehors, on a plutôt tendance à fermer les fenêtres et à baisser les volets pour maintenir une température assez fraiche. De plus, si vous utilisez une climatisation, la ventilation passive va augmenter la consommation d’énergie et la facture sera une nouvelle fois plus élevée.

La ventilation mécanique contrôlée (VMC) permet de renouveler l’air intérieur sans avoir à laisser les fenêtres ouvertes. Grâce à elle, la température reste stable et la consommation d’énergie n’explose pas. La consommation électrique d’une VMC est nettement faible que la consommation de radiateurs ou d’une climatisation. Vous pouvez utiliser la VMC tout au long de l’année, quels que soient les conditions extérieures.

Quel est le fonctionnement d’une VMC salle de bain ?

Une VMC est équipée d’un extracteur d’air relié à plusieurs bouches d’extractions. Cet extracteur crée une dépression qui aspire l’air à travers chaque gaine le reliant aux différentes bouches d’extraction.

L’air extérieur s’infiltre quant à lui dans le logement par des entrées spécialement conçues à cet effet et qui sont généralement situées au niveau des fenêtres.

Il est vivement recommandé d’installer une bouche d’extraction dans chaque pièce où le taux d’humidité est plus élevé, c’est-à-dire dans la cuisine, dans la ou les toilettes et dans la ou les salles de bain. Concernant les entrées d’air, il est préférable de les installer dans les pièces de vie.

Une fois aspiré, l’air est ensuite envoyé dehors par la gaine menant à la sortie d’air située sur le toit. L’air aspiré transporte avec lui les particules et les gaz polluants, les odeurs, et l’humidité.

Quelle différence entre une VMC autoréglable et une VMC hygroréglable ?

La différence entre ces deux types de VMC réside uniquement dans la façon dont est réglé le débit d’air.

Dans le cas d’une VMC autoréglable, le débit d’air se règle manuellement par les habitants du domicile. Un interrupteur ou un panneau de contrôle permet de choisir la vitesse. Et dans les modèles les plus simples, vous n’avez pas le choix de la vitesse, vous pouvez seulement mettre en marche ou arrêter la VMC.

Une VMC hygroréglable règle automatiquement son débit. Elle mesure le taux d’humidité de l’air, et plus il est élevé, plus elle augmente le débit, et inversement. Vous n’avez pas à vous occuper de son fonctionnement. Selon les modèles, le taux d’humidité peut directement être mesuré au niveau des bouches d’extraction et des entrées d’air, ou depuis l’extracteur d’air.

Le système hygroréglable est idéal comme VMC salle de bain puisqu’elle s’active dès lors que l’humidité augmente. Grâce à elle vous n’aurez plus votre miroir embué après la douche.

VMC simple flux ou VMC double flux ?

Par rapport à la VMC simple flux, la VMC double flux possède un échangeur thermique afin de capter les calories de l’air aspiré. Elles vont alors être transmises à l’air extérieur provenant des entrées d’air et avant qu’il se diffuse dans le logement.

De cette façon, l’air issu de l’extérieur est chauffé en hiver et rafraichi en été, et la température du logement subit ainsi moins de variations. La VMC double flux réduit la consommation d’énergie utilisée par les radiateurs ou la climatisation, vous permettant de réaliser quelques économies au niveau de votre facture d’énergie.

Combien coûte une VMC salle de bain ?

Le prix dépend tout d’abord du type de VMC, sachant qu’un modèle double flux coûte plus cher qu’une VMC simple flux. De même, prévoyez un budget supérieur pour une VMC hygroréglable par rapport à une VMC autoréglable.

Voici un petit récapitulatif des tarifs selon le type de VMC :

  • VMC simple flux autoréglable : de 250€ à 800€
  • VMC simple flux hygroréglable : de 500€ à 1200€
  • VMC double flux autoréglable : de 600€ à 1500€
  • VMC double flux hygroréglable : de 1200€ à 5000€

Quels sont les critères de choix d’une VMC salle de bain ?

Dans un premier temps, établissez votre budget maximal. Ce budget vous permet dès le départ de savoir vers quel type de VMC vous devez vous tourner.

Mais, ce choix ne doit pas dépendre uniquement de votre budget. Vous devez aussi prendre en compte les caractéristiques de votre logement : superficie, nombre d’habitants, nombre de pièces et plus précisément, nombre de salles de bain.

Toutefois, si vous comptez installer une bouche d’extraction uniquement dans la ou les salles de bain, la superficie, le nombre de pièces et le nombre d’habitants n’ont pas d’importance.

N’oubliez pas de prévoir plusieurs entrées d’air pour que l’air extérieur puisse s’infiltrer dans le logement. Il est conseillé de les installer dans les pièces de vie comme les chambres et le séjour.

Ensuite, afin d’affiner votre choix, le débit d’air est un critère essentiel. Choisissez-le en fonction de volume de votre salle de bain. Plus ce débit est élevé et plus l’air est renouvelé rapidement.